Télétravail : Enfin un droit reconnu pour tous

R&D salue la présentation du nouveau projet de décision de la Commission sur le télétravail et remercie la Vice-Présidente Mme Kristalina Georgieva pour la mise en œuvre de sa politique de modernisation des conditions de travail.

En effet, pour rétablir la confiance et la motivation du personnel, il est essentiel qu’aux promesses suivent les actes.

Des avancées importantes …

Or, dans ce projet, le télétravail devient un droit reconnu pour tous les fonctionnaires et agents travaillant dans l’Institution* et n’est plus un schéma volontaire applicable ou non dans une DG en relevant entièrement de la bonne volonté des supérieurs hiérarchiques.

C’est une avancée indéniable.

Il existe deux types de télétravail : structurel et occasionnel.

Plus de flexibilité est encore introduite dans le télétravail structurel car il sera possible de planifier sur deux se­maines un schéma de 2 jours sur la première semaine et 3 jours sur la seconde ou, respectivement, 3 et 2 jours.

En ce qui concerne le télétravail occasionnel, au lieu de 30 jours annuels, le projet de décision prévoit le double­ment avec 60 jours par an. Normalement, cette formule de travail ne peut excéder 2,5 jours par semaine, mais par dérogation il sera possible de télétravailler au-delà des 2,5 jours dans des cas particuliers.

…les axes de la négociation de R&D

Dans la négociation pour l’adoption du projet de décision, R&D veillera à ce que ces dispositifs de flexibilité ne deviennent un outil pour l’OIB dans sa politique immobi­lière pour épargner les m² de bâtiments avec l’imposition d’open space et de hot desking. De même, R&D veillera aussi à ce que ce dispositif ne soit pas non plus un outil de management pour le service médical qui aurait la possibilité d’y recourir dans certaines situations. Le télétravail doit rester un outil au service des collègues.

…la nécessité et l’urgence d’assurer une application harmonisée à travers les DG…

Toutefois, les avancées prévues par le projet présenté aux syndicats ainsi que celles que R&D compte obtenir au cours de la négociation risqueraient de rester pure­ment virtuelles si, à l’avenir, les services continuent d’interpréter et d’appliquer les règles selon les goûts, les convictions et parfois même les caprices de chaque Di­recteur général ou membre de l’encadrement en inventant sa propre politique du personnel. Ceci avec une Direction générale en charge des ressources humaines qui a désormais totalement démissionné de son rôle et qui s’est montrée incapable d’assurer une quelconque harmonisation des pratiques, de s’opposer aux dérapages dans les DG et de donner une réponse adéquate aux plaintes justifiées des collègues.

Dans ce dossier, comme dans tous les autres relevant de la gestion du personnel, pour mettre fin à la cacophonie actuelle, R&D demande à la Vice-Présidente de faire en sorte que la DG HR récupère enfin sa mission de gardienne de notre statut en assurant l’homogénéité et l’équité de sa mise en œuvre au sein de notre institution.

* hormis des fonctions spécifiques telles que réception du public, chauffeur, agents de sécurité, puéricultrices, et les personnes travaillant dans les délégations qui dépendent de la décision sur le télétravail du SEAE.

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