L’Europe des Pères fondateurs

c’est le rêve que chaque membre du personnel a choisi de servir mais qui à présent traverse une crise profonde.

R&D tout comme le Pape François refuse “Une Europe fatiguée et vieillie, stérile et sans vitalité, où les grands idéaux qui ont inspiré l’Europe semblent avoir perdu leur force attractive ; une Europe en déclin qui semble avoir perdu sa capacité génératrice et créative”.

 

 

Discours de Martin Schulz

Président – Parlement européen

Discours de Jean-Claude Juncker

Président – Commission européenne

Discours de Donald Tusk

Président – Conseil européen

Discours du Pape François

 

A l’occasion de la cérémonie de remise du prix Charlemagne 2016 et en présence des présidents des trois institutions européennes, le Pape François a prononcé ce discours.

Il s’agit là d’un constat très lucide et très sévère sur la crise profonde que l’Europe est en train de vivre mais aussi d’une contribution essentielle dans le parcours lui permettant de retrouver un chemin d’avenir.

L’Europe, c’est le rêve que chaque membre du personnel a choisi de servir. Or, à l’heure actuelle l’Europe semble avoir perdu son âme, ses valeurs et son élan et nos institutions semblent incapables d’apporter une contribution permettant de redresser la situation et donnent souvent l’impression de s’être résignées à leur tour.

Comme le Pape François le souligne “la résignation et la fatigue ne font pas partie de l’âme de l’Europe et les difficultés peuvent devenir des promotrices puis­santes d’unité”

Tout comme les citoyens, le personnel se retrouve avec une tristesse et une inquiétude croissantes face à “une Europe fatiguée et vieillie, stérile et sans vitalité, où les grands idéaux qui ont inspiré l’Europe semblent avoir perdu leur force attractive”

A l’occasion de la fête de l’Europe, et plus que jamais ce 9 mai, il est essentiel de confirmer haut et fort avec le Pape François que “les projets des Pères fonda­teurs, hérauts de la paix et prophètes de l’avenir, ne sont pas dépassés : ils inspirent, aujourd’hui plus que jamais, à construire des ponts et à abattre des murs. Ils semblent exprimer une invitation angoissée à ne pas se contenter de retouches cosmétiques ou de compromis bancals pour corriger quelques traités, mais à poser courageusement de nouvelles bases, fortement enracinées ; comme l’affirmait Alcide De Gasperi, « tous également animés par le souci du bien commun de nos patries européennes, de notre Patrie l’Europe », recommencer, sans peur un « travail constructif qui exige tous nos efforts d’une coopération patiente et longue »

La Renaissance de l’Europe, la redécouverte des valeurs des Pères fondateurs, la reconquête de la confiance des citoyens, imposent également un changement d’approche profond de la part de nos institutions qui doivent aspirer à être le véritable moteur du projet européen. Et ceci pour “affronter avec courage le complexe cadre multipolaire actuel, en acceptant avec détermination le défi d’‘‘actualiser’’ l’idée de l’Europe. Une Europe capable de donner naissance à un nouvel huma­nisme fondé sur trois capacités : la capacité d’intégrer, la capacité de dialoguer et la capacité de générer”

Or, trop souvent le personnel constate que la résignation, le manque de vision et de courage, l’envie de se contenter des retouches ou des compromis bancals dé­noncés par le Pape François affectent les visions et les décisions au sein de nos institutions.

R&D exprime le vœu que l’accueil enthousiaste qui a été réservé au discours du Pape François par les Présidents et les autres hauts représentants de nos institutions, puisse se matérialiser dans un changement aussi au sein d’orientation de l’action et de la gestion de nos services, pour que le person­nel puisse se sentir à nouveau au cœur et partie prenante du projet européen qu’il a choisi de servir!

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